GEOTOOLS
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Une méthode pour la manipulation et la diffusion des données géographiquesGeoTools est l'aboutissement (provisoire) de deux décennies de pratique par les services techniques de la Communauté Urbaine de Lille dans la manipulation et l'exploitation de données géographiques. L'objet de cet ensemble d'outils n'est certainement pas de concurrencer des produits commerciaux conçus dans la perpective d'équiper un poste de travail polyvalent qui permet au même utilisateur de prendre en charge complètement une application et d'assumer avec un maximum d'autonomie des tâches de conception, de saisie, d'analyse, et de mise en forme des résultats. Ce type d'utilisateur existe, bien entendu, au sein des collectivités, mais il s'avère qu'il est très peu représentatif quand l'utilisation et la maintenance des données géographiques s'est banalisée à tous les niveaux et dans chacun des domaines techniques. Dans ce cas, le centre d'intérêt n'est plus l'application, mais la donnée géographique elle-même, qui doit être diffusée le plus largement possible, en vue d'être utilisée dans des applications aussi diverses que la gestion de l'urbanisme, l'entretien de la voirie, des réseaux enterrés, les transports en communs, les services de secours, etc... Les principaux problèmes auxquels il faut répondre quand les données engrangées sont abondantes et que le nombre d'utilisateurs internes ou externes à la collectivité est important, réside alors dans la mise en oeuvre de modes opératoires diversifiés, dans l'adaptions des données aux différents métiers, dans la production de documents à grande échelle, et dans l'intéropérabilité avec un nombre croissant d'autres outils spécifiques, éventuellement commerciaux. Geotools essaie de répondre à ces contraintes en mettant en place une plate-forme d'intégration sous la forme d'un circuit permettant aux données géographiques de circuler depuis les différentes structures d'accueil ou elles sont hébergées, vers d'autre structures, ou vers différents moyens de restitution, tout en proposant un certain nombre de fonctionnalités permettant d'accéder à ces données, de les recouper avec d'autres données non géographiques mais localisables, et d'adapter leur présentation aux besoins des utilisateurs, tout en tâchant d'instaurer un certain formalisme, de façon à faciliter la communication entre les différents domaines d'activité. |
Les principaux composants de GeotoolsGeotools est essentiellement basé sur une bibliothèque de fonctionnalités logicielles, et sur une terminologie partiellement implémentée sous forme de langage.
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Le circuit des données géographiques avec GeotoolsLe schéma ci-dessous donne un aperçu du cheminement des données géographiques entre les structures d'accueil ou elles sont hébergées, les diverses utilisations qui peuvent en être faites, ainsi que les principaux composants mis en oeuvre. |
Un exemple d'applicationLa plupart des applications de Geotools sont dissimulées dans des couvertures logiques, et le système s'avère pratiquement inutilisable si on ne dispose pas d'une base de données géographiques déjà bien fournie. Celà rend difficile les démonstrations en ligne si un minimum de données ne peuvent pas être rendues publiques. Heureusement, la CUDL a décidé officiellement que la base de données géographiques qu'elle gère devait être libre d'accès, ceci afin de répandre l'utilisation de ses structures d'appui auprès de tous ses partenaires. Il en est résulté une circulation beaucoup plus fluide des informations relatives à l'état du patrimoine, et des économies sur les études et sur sa maintenance qui ont largement dépassé les coût de gestion de cette base de données. La diffusion de ces informations a été mise en ligne récemment, et l'application GEODOC permet à tout internaute de construire un script DDM, dans lequel il spécifie la zone qui l'intéresse, les couvertures qu'il souhaite et le format numérique dans lequel il faut générer le document. Le script est ensuite envoyé par courrier électronique à un robot situé sur le réseau privé de la CUDL qui traite la demande et retourne; également par courrier, le document au demandeur. Ce protocole a été adopté afin d'éviter de placer toutes les données géographiques dans la zone publique, et afin de garder le contrôle sur la consommation des ressources du système. GEODOC tourne actuellement sur un PC doté d'un Celeron à 300Mhz, de 128Mo de RAM et d'un disque dur IDE. Les temps de réponses sont encore raisonnables, compte tenu des traitements effectués systématiquement par Geoview et Proddm à chaque sollicitation d'une nouvelle image. |
Le bilanIl est difficile de dresser un bilan qui soit spécifique à Geotools, parce que la grande majorité des résultats obtenus jusqu'ici sont essentiellement dûs à une étroite collaboration entre l'ensemble des utilisateurs et le service informatique, laquelle a été initiée depuis plus de vingt ans. Néanmoins, Geotools a permis de formaliser l'expérience acquise, et sa conception fut l'occasion de mieux discerner les métiers à impliquer dans l'exploitation et la valorisation des aspects géographiques attachés aux informations manipulées par une collectivité. Parmi ces métiers on peut distinguer:
On remarque que certains de ces métiers ne sont pas spécifiques aux techniques de l'information géographique. Le personnel impliqué peut donc s'investir dans d'autres secteurs. Cette compétence transversale, bien que contrariant la tendance actuelle à rendre l'utilisateur final aussi autonome que possible, est néanmoins un vecteur de diffusion de l'information à ne surtout pas négliger sur le plan organisationnel. |
Le futurIl est envisagé deux sortes d'évolutions du système Geotools. Evolution de l'étendue de son d'utilisation.On sait qu'un projet trouve avant tout sa force dans le nombre de ses utilisateurs, et dans le nombre de ceux qui peuvent faire évoluer ses spécifications et ses fonctionalités. Pour celà il est souhaitable que Geotools puisse être exploité et amélioré à l'extérieur de la CUDL. Etants donnés les droits moraux attachés à Geotools, il n'est pas encore possible de le diffuser publiquement, mais il est d'ores et déjà possible que des collectivités ou d'autres organisations intéressées contactent le service informatique pour envisager ensemble une collaboration. Dans la même perspective, les prochains développements se concentreront sur l'interopérabilité de Geotools avec les autres outils spécialisés dans le traitement des données géographiques (pompeusement appelés SIG pour Systèmes d'Information Géographiques). ll s'agit, en amont, d'encapsuler les bases de données de ces outils dans des couvertures dynamiques, et, réciproquement, de les alimenter en aval. Une première expérience sera lancée en priorité avec l'excellent outil d'analyse que constitue GRASS, qui a d'ailleurs largement inspiré certains choix techniques de Geotools. Evolution de l'étendue de son implémentation.Puisque Geotools est avant tout conçu pour faire circuler l'information
géographique, il est logique que ce circuit puisse traverser les murs des collectivités,
et permette de reccueillir en une seule requête des données gérées en
des lieux différents. Geoview peut facilement être utilisé dans un CGI, et envoyer
sur Internet, via HTTP, les objets qu'on lui demande de collecter. Par ailleurs,
puisque certaines couvertures sont en réalité des scripts, il est tout à fait envisageable
que ces derniers interrogent un serveur HTTP distant. Dans le même ordre d'idée, on
peut étudier la façon d'implémenter les méta-données, telles que les catalogues de
couvertures, les index et les catalogues de représentation, dans des serveurs LDAP.
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